Frontière de Gaza




Le 7 octobre 2023 restera gravé comme l’un des événements les plus tragiques et traumatisants de l’histoire contemporaine pour le peuple israélien et pour le peuple juif dans son ensemble, depuis la Shoah.
Au petit matin, à 6h30, une attaque de grande ampleur a été lancée depuis Gaza par le Hamas le long de la frontière avec Israël.
1 609 Israéliens ont été tués, en grande majorité des civils, mais également des soldats.
Environ 5 600 hommes armés ont pénétré sur le territoire israélien, attaquant des villages et des kibboutzim proches de la frontière. Des massacres ont été perpétrés et des civils innocents ont été tués.
250 Israéliens — femmes, enfants, bébés et personnes âgées — ont été enlevés et emmenés à Gaza. Certains étaient déjà morts lorsque leurs corps ont été emportés. En Octobre 2025, 2 ans exactement après le Pogrom, les 20 derniers otages vivants et les derniers corps des défunts sont rentrés en Israel.




Lors de cette journée de visite au départ de Tel Aviv, nous longerons la frontière entre Gaza et Israël et nous nous arrêterons sur les principaux sites frappés par l’attaque brutale du 7 octobre.
Nous entrerons notamment dans un village situé littéralement au bord de la barrière frontalière, où de nombreux habitants ont été assassinés ce jour-là.
En chemin, nous évoquerons les « migounit », ces abris de protection installés le long des routes et près des arrêts de bus, qui ont malheureusement parfois été transformés en pièges mortels pour des civils.
Nous nous recueillerons au mémorial des observatrices de Nahal Oz, en hommage aux 16 jeunes soldates tombées en service ainsi qu’aux 37 soldats qui ont combattu jusqu’à leur dernière balle.
Le mémorial des victimes du festival Nova à Reïm constituera un moment particulièrement fort de la visite : 400 jeunes y ont été assassinés lors de l’attaque.
Enfin, nous nous arrêterons sur le site des véhicules incendiés, où un amas d’environ 1 600 voitures calcinées témoigne encore de l’ampleur du massacre le long de la route 232.
Durant les deux années, j’ai cherché à documenter certains événements, des premiers jours ayant suivi l’attaque jusqu’à la libération des 20 derniers otages.
Vous trouverez ci-dessous des vidéos que j’ai réalisées au cours de cette période.
Kibbutz Beeri. Ancien journaliste, j’ai pu entrer au kibboutz Beeri quelques jours seulement après le massacre. J’y ai documenté autant que possible les traces laissées par l’attaque, afin de témoigner de la réalité des événements et de préserver la mémoire de ce qui s’est produit sur place.
La Place des Otages à Tel Aviv avec les membres du Kibbutz Kfar Azza. Pendant deux années, des familles d’otages et des centaines de milliers d’Israéliens se sont rassemblés chaque semaine pour réclamer leur libération.
L’un de ces rassemblements, organisé peu après le 7 octobre, fut particulièrement bouleversant. Des membres du kibboutz Kfar Aza, à Tel Aviv, ont reconstitué les événements de cette journée tragique sur la place des Otages. Beaucoup d’entre eux avaient eux-mêmes vécu l’attaque ; certains avaient perdu des proches, d’autres avaient des membres de leur famille blessés ou enlevés.
La Guerre des Douzes Jours. En juin 2025, une guerre a éclaté entre l’Iran et Israël : la guerre des Douze Jours.
J’ai passé soixante heures sur le terrain à documenter les frappes de missiles iraniens visant des zones civiles en Israël. À travers mes reportages, j’ai montré que ces missiles ont touché des populations issues d’horizons très divers, sans distinction d’origine, de religion ou de milieu — car face aux missiles, le sang ne connaît pas de différence.
Le retour des derniers otages
Il est rare, peut-être unique dans une vie, qu’un peuple tout entier vibre à l’unisson. C’est exactement ce qui s’est produit lundi dernier, à la veille de Sim’hat Torah — littéralement la « joie de la Torah » — lorsque les 20 derniers otages encore en vie ont été libérés, le 13 octobre.
Deux années de désespoir, de souffrance et d’attente se sont transformées en un immense élan de joie nationale. Pendant 24 heures, tous les désaccords internes ont laissé place à un bonheur pur et à l’émotion collective.